LA PREHISTOIRE AU COIN DU FEU : quand chercheur et médiateur sont complices

Publié par Annick Annick Campmas, le 31 mars 2023   450

Le 18 mars à Saint-André-de-Cubzac (33240), à l’invitation de l’AssEmCa (Association Emilie Campmas), le public s’est délecté d’une belle complicité autour du feu, partagée avec Mathieu Lejay, auteur d’une thèse « Approche archéologique et expérimentale des structures de combustion au Paléolithique supérieur ancien », et Sébastien Marzin, directeur du Musée de l’Aurignacien (Haute-Garonne).

Mêlant intimement résultats de recherche et démonstrations pratiques, une telle complicité donne du sens aux savoirs, répand la confiance qui la supporte et favorise le dialogue : de quoi procurer au grand public un moment chaleureux, scientifique et convivial.

« Qu’il se soit agi d’affirmer le caractère anthropique des vestiges anciens, de dater la domestication du feu par l’Homme ou d’explorer l’organisation des espaces de vie, le feu a régulièrement suscité l’intérêt des préhistoriens. »

C’est un sujet sur lequel les intervenants ont su convoquer aussi l’intérêt  et la curiosité du public, au vu des questions nombreuses et des riches échanges.

Quelles traces du feu ? Feu naturel ? Feu transporté ?  Les traces matérielles très anciennes de l’existence du feu sont très discrètes et difficilement identifiables. Toutefois, il est certain qu’« à partir du Paléolithique supérieur, au moins, l’utilisation du feu est devenue une activité banale. »

Quelles utilisations ? « Au Paléolithique supérieur, le feu tient une place déterminante dans l’organisation des espaces et est une composante partagée du bagage technique. » Entre autres, il favorise la création d’un espace social autour duquel on peut échanger, permet la transformation de la matière (colles), …

… ses résidus sont utilisés par les artistes. Par exemple, les artistes de la Préhistoire qui ont orné les parois de la grotte Chauvet ont privilégié le charbon de pin pour fabriquer leurs fusains.

Feu produit ? Comment ? Quels combustibles ?  Au début du Paléolithique supérieur, «l’usage courant, mais pas exclusif, des os comme combustible ou la réalisation de vastes aires de combustion» sont reconnus.

Le public était curieux et captivé, jusqu’à débattre du culturel, du croire et du savoir. Mission réussie !

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