Les candidats de Ma thèse en 180 secondes en 5 questions : Adèle Hollebecque

Publié par SAPS Université Bordeaux Montaigne, le 15 janvier 2026

Adèle Hollebecque, doctorante en sciences de l’information et de la communication au MICA (Université Bordeaux Montaigne)  participe à l’édition 2026 de MT180, le concours oratoire dans lequel les participants doivent résumer leur thèse en 3 minutes. Dans cette courte interview, elle nous en dit un peu plus sur son sujet de thèse, ses objectifs et ses attentes.

Peux-tu présenter brièvement ton parcours universitaire ?

Adèle Hollebecque : Après une première année de prépa lettres, j’ai intégré Sciences Po Bordeaux, en filière franco-allemande. J’y ai fait un double master de sciences sociales (Université de Stuttgart) et de conception de projets culturels et développement des territoires (Sciences Po Bordeaux). Après deux ans à chercher un emploi, je me suis orientée vers les concours de la fonction publique avec un CAPES Documentation. À ce moment-là, j’ai aussi fait un master 2 Métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation (MEEF) parcours documentation qui allait avec la formation. C’est à cette occasion, que j’ai découvert les sciences de l’information et de la communication. Avant ça, je n’en avais pas vraiment entendu parler. Il y a quatre ans, j’ai voulu changer de carrière après cinq ans en tant que professeure documentaliste. J’avais envie de reprendre mes études. J’ai privilégié un doctorat en parallèle du travail plutôt qu’un quatrième master.

De quoi traite ton sujet de thèse ?

AH : Ma thèse porte sur les représentations de l’autisme dans les médias pure players depuis leur lancement en 2008. Ce sont des médias exclusivement en ligne, sans support physique comme Mediapart, Slate ou Konbini pour les plus connus.

Quels sont les enjeux liés à la représentation de l’autisme dans les médias pure players ?

AH : Il y a ce que j’analyse, l’intérêt du sujet et l’impact que ça peut avoir sur la société. J’analyse les représentations de l’autisme, comment elles se construisent et éventuellement comment on pourrait intervenir afin qu’elles soient moins stéréotypées, moins excluantes. L’enjeu est aussi d’étudier la manière dont on parle d’une minorité car les personnes autistes sont une minorité au même titre que toutes les personnes handicapées. La manière dont on en parle va conditionner la manière dont on les traite. Bien évidemment, si les médias véhiculent des représentations très déshumanisantes, il va en découler, fatalement à un moment ou à un autre, un traitement déshumanisant des personnes autistes. Étant moi-même autiste, lire n’importe quoi sur l’autisme dans les médias m’a énervé. Je me suis alors dit : « Puisque c’est comme ça, je vais faire une thèse sur le sujet ! ».

Pourquoi avoir décidé de participer au concours « Ma thèse en 180 secondes » ?

AH : Cela faisait longtemps que j’avais envie de le faire. C'est un concours que j’ai découvert il y a quelques années, une connaissance y participait. J’ai trouvé le concept super sympa et je m’étais dit que j’essayerais d’y participer avant d’avoir fini ma thèse. Étant en dernière année, c’est le moment ou jamais ! C’est aussi l’occasion de me remettre un peu au théâtre tout en ne m’éloignant pas trop de ma thèse.

Qu’attends-tu de cette participation ?

AH : L’expérience en soi me plait. Les formations se passent très bien. Elles me font réaliser l’immensité des sujets de thèse et des domaines abordés par les autres candidat.e.s. C’est toujours motivant de participer à des projets de vulgarisation, de découvrir ce que font les autres doctorant.e.s et surtout montrer autrement ce qu’est la recherche. Globalement, j’attends des moments de partage avec les autres participants.

La finale d’établissement du concours Ma Thèse en 180 secondes aura lieu le jeudi 2 avril 2026 au Plateau TV de l’IUT Bordeaux Montaigne à 14h.

Entretien réalisé par Margot Chevalier avec l’accompagnement de l’équipe SAPS de l’Université Bordeaux Montaigne.