Les candidats de Ma thèse en 180 secondes en 5 questions : Liana Lebrault
Publié par SAPS Université Bordeaux Montaigne, le 9 février 2026
Liana Lebrault, doctorante en géographie au sein de l’unité de recherche LAM de l'Université Bordeaux Montaigne, participe à l’édition 2026 de MT180, le concours oratoire dans lequel les participants doivent résumer leur thèse en 3 minutes. Dans cette courte interview, elle nous en dit un peu plus sur son sujet de thèse, ses objectifs et ses attentes.
Peux-tu présenter brièvement ton parcours universitaire ?
Liana Lebrault : Après un bac filière économique et social puis deux ans de prépa B/L (maths/sciences humaines/littérature), je ne savais pas trop quoi faire, alors je suis rentrée en licence 3 Relations internationales à la Sorbonne. Ayant vécu longtemps en Afrique quand j’étais plus jeune, je voulais poursuivre dans un master spécialisé sur l’Afrique. C’est comme ça que je suis arrivée à l’Université Bordeaux Montaigne, dans le International Master of African Studies, en géographie et études du développement, lors duquel j’ai eu la chance de passer six mois à Bayreuth (Allemagne). À la suite de ma soutenance de mémoire, mon directeur m’a informée d’un appel pour un projet de thèse qui pourrait m’intéresser. Voilà comment je suis devenue doctorante ! En 2024, j’ai rejoint la chaire Diasporas Africaines en Nouvelle-Aquitaine & Transculturalité (DiANA T.).
De quoi traite ton sujet de thèse ?
L.L : J’étudie les pratiques alimentaires des diasporas africaines à Bordeaux, comment elles fabriquent du territoire (qui « s’incarne » dans des boutiques dites ethniques et dans des restaurants africains). Au niveau social, j’étudie les sociabilités dans ces lieux : comment on se retrouve, comment on parle du pays, comment se développe et s’entretient le sentiment de nostalgie. Il y a aussi un niveau plus domestique où je me rends directement chez les personnes et les consommateurs. Il est question de savoir comment ces personnes s’approvisionnent. Pour finir, il y a aussi une dimension de la circulation. Comment tous les objets qui circulent arrivent à Bordeaux, par quels réseaux passent-ils ? C’est le côté « quotidien/banal » du sujet qui est pour moi le plus intéressant, on étudie la vie quotidienne des gens !
Qu’est-ce que tu souhaites montrer/démontrer dans ta thèse ?
L.L : Ma problématique c’est de montrer comment la circulation des hommes, des marchandises et des différentes idées produit du territoire au niveau local, à Bordeaux. Comment est-ce que des flux internationaux viennent produire du local ?
Pourquoi avoir décidé de participer au concours “Ma thèse en 180 secondes” ?
L.L : C’est un défi personnel, je suis une personne assez timide. Ce qui m’a plu aussi c’est la formation, le fait d'être formée par une journaliste et une metteuse en scène. Il y a aussi la partie travail collectif. Quand tu te retrouves avec d’autres doctorants qui n’ont pas du tout les mêmes sujets que toi, c’est enrichissant.
Qu’attends-tu de cette participation ?
L.L : J’attends surtout d’être plus à l’aise, de pouvoir parler de mon sujet. Dans un second temps, j’espère donner envie de faire de la recherche, de montrer que la recherche ce n’est pas quelque chose d’obscur, que ce n’est pas forcément des sujets « super abstraits et intellectuels », que ça peut aussi être des choses du quotidien et qu’il ne faut surtout pas avoir peur de se lancer !
La finale d’établissement du concours Ma Thèse en 180 secondes aura lieu le jeudi 2 avril 2026 au Plateau TV de l’IUT Bordeaux Montaigne à 14h.
Entretien réalisé par Théo Moleron avec l’accompagnement de l’équipe SAPS de l’Université Bordeaux Montaigne.
