AssEmCa partage le retour sur colloque "Sociétés humaines et environnements dans la zone circumméditerranéenne du Pléistocène au début de l'Holocène", hommage à Émilie Campmas

Publié par assemca, le 25 mars 2021   79

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AssEmCa est une association créée suite au décès d’Emilie Campmas, jeune chercheure native de Cubzac les Ponts.  Elle soutient des évènements et des projets de recherche  et diffuse des actualités scientifiques auprès du plus grand nombre, en lien avec le domaine d’expertise d’Emilie, l’archéozoologie et l’adaptation aux milieux côtiers dans la Préhistoire.

AssEmCa a le plaisir de partager avec vous le retour sur le colloque organisé en son hommage.

(cf. https://www.univ-tlse2.fr/accueil/recherche/retour-sur-le-colloque-societes-humaines-et-environnements-dans-la-zone-circummediterraneenne-du-pleistocene-au-debut-de-lholocene-hommage-a-emilie-campmas)

Retour sur le colloque "Sociétés humaines et environnements dans la zone circumméditerranéenne du Pléistocène au début de l'Holocène", hommage à Émilie Campmas

Publié le 12 mars 2021 – Mis à jour le 19 mars 2021

Un moment riche de recherches et d'émotions

 Initialement programmé en 2020 mais repoussé en raison du contexte sanitaire, le colloque : « Sociétés humaines et environnements dans la zone circumméditerranéenne du Pléistocène au début de l'Holocène » s’est finalement tenu entièrement en distanciel les 8 et 9 mars. Depuis Toulouse, Lyon, Marseille et Bordeaux, les organisateurs ont pu conduire à distance ces deux journées de webinaire avec l’aide de Mathilde Minotti, membre associée du laboratoire TRACES, pour tous les aspects techniques. Les deux journées ont rassemblé respectivement 170 et 146 personnes venant de différentes régions du monde : Europe, Maghreb, Éthiopie, Afrique du Sud, Asie, États-Unis…

  Ce colloque rendait hommage à Émilie Campmas (1983-2019), jeune chercheuse archéozoologue, qui nous a quittés il y a tout juste deux ans, après s’être battue durant plusieurs années contre le cancer. Recrutée au CNRS en tant que Chargée de recherches en 2018 et affectée au laboratoire TRACES, Émilie développait des problématiques de recherches originales et novatrices sur le rôle joué par les zones côtières dans l’évolution des sociétés humaines, notamment en Afrique du Nord. L’ambition de cette manifestation était de réunir le plus grand nombre de chercheuses et de chercheurs, dans une démarche diachronique (du Pléistocène à l’Holocène) et pluridisciplinaire, autour de cette thématique des occupations côtières, mais aussi, plus largement, autour des enjeux actuels de l’Archéologie préhistorique en Afrique du Nord et dans le reste du continent africain. Cela a été également l’occasion de mettre le focus sur de nouvelles méthodes développées en archéozoologie, archéo- et ethno-malacologie, autour notamment de la taphonomie et des approches expérimentales et actualistes, qui étaient chères à la démarche scientifique d’Émilie. Au terme de la première journée, Jean-Jacques Hublin, Directeur du Département d’Évolution Humaine au Max Planck Institute en Allemagne et Professeur au Collège de France, invité d’honneur de ce colloque, a donné une conférence retransmise en direct sur la chaîne YouTube du Muséum d’Histoire Naturelle de Toulouse intitulée « Le Maghreb et l’origine d’Homo sapiens ». Moment fort de l’hommage d’une communauté à la brillante chercheuse qu’était Émilie Campmas, ce colloque prolonge les dynamiques scientifiques qu’elle explorait. En plus de de tous les membres des comités d’organisation et scientifique, cette aventure a également été portée par les parents d’Émilie, Annick et René Campmas, ainsi que par les membres de l’association AssEmCa (Association Émilie Campmas), créée en 2019 afin de faire perdurer non seulement les perspectives de recherches d’Émilie, mais également de transmettre au plus grand nombre l’esprit de curiosité et les valeurs scientifiques et humaines qui étaient les siennes. Émilie était appréciée pour son intégrité, sa gentillesse, son sens du collectif… Au-delà de la reconnaissance scientifique, les chiffres (50 communications et posters et plus de 200 inscrits), témoignent donc de la place spéciale qu’occupait Émilie au sein de la communauté des préhistoriens.

 Les actes de ce colloque seront publiés et mis en ligne en 2022 dans un volume spécial de la revue Paléo.