L’élevage de chèvres au cœur d’une série de podcasts
Publié par INRAE Nouvelle-Aquitaine-Poitiers, le 21 août 2026
Des femmes et des hommes qui cherchent ou conseillent, qui animent la filière caprine ou élèvent des chèvres, viennent partager dans une série de podcasts leurs solutions, leurs expériences et leurs idées pour adapter l’élevage de chèvres au changement climatique. Ils font partie du Redcap, le Réseau d’expérimentation et de développement en élevage caprin de Nouvelle-Aquitaine et Pays de la Loire. Ces podcasts coordonnés par le Redcap abordent la culture des prairies, sa consommation par les chèvres et son intégration dans une rotation. Deux scientifiques INRAE sont interviewées dans les deux épisodes consacrés à la luzerne et à l’agroforesterie.
La luzerne : l’or vert pour les chèvres ?
Une prairie semée avec un mélange luzerne-graminées permet notamment de lutter contre les plantes adventices. Dans cet épisode Bernadette Julier, chercheuse à l’unité de recherche pluridisciplinaire prairies et plantes fourragères, livre quelques résultats de recherche :
« Dans une prairie, il est possible de réduire énormément la pression des plantes adventices sans utiliser d’herbicides. Le choix de la graminée à mélanger avec la luzerne dépend du fourrage souhaité pour les chèvres :
- pour récolter surtout de la luzerne (très riche en protéines), on peut plutôt choisir une graminée de petite taille (fétuque des prés, fléole des prés, brome).
- pour récolter un mélange luzerne-graminées (équilibré entre protéines et énergie), on peut plutôt choisir une graminée de grande taille (dactyle, fétuque élevée).”
Comment continuer à alimenter les chèvres en période estivale (épisode 2)
Arbres, sous-bois et haies sont connus depuis longtemps comme ressource fourragère complémentaire des troupeaux de chèvres du pourtour méditerranéen. Avec l’évolution du climat dans notre région, cette solution constitue une piste à explorer pour faire face au manque de fourrages. En plus de l’apport alimentaire, ils offrent aussi de l’ombre par temps chaud et font barrage au vent par temps froid. Dans cet épisode Yasmine Kadiri, ingénieure à l’unité expérimentale Fourrages, ruminants, environnement, livre quelques résultats de recherche sur l’agroforesterie en élevage de vaches laitières :
“À Lusignan, nous avons fait des prélèvements et des analyses chimiques pour connaitre le potentiel nutritif de nos arbres. Le saule marsault, le murier blanc et le saule blanc ont une valeur aussi bonne que la luzerne en matière azotée totale mais une meilleure digestibilité. Nous avons aussi observé les préférences alimentaires de nos vaches pouvant pâturer directement 4 essences d’arbres têtards : l’orme Lutèce est très apprécié, suivi du mûrier blanc. En dernier viennent le frêne commun et l’aulne de Corse.”
Ces podcasts ont été réalisés dans le cadre du projet FEADER InfoEcoCap 3 coordonné par le réseau REDCap, l’ANICAP Nouvelle-Aquitaine et l’Institut de l’Elevage, avec le soutien financier de la Région Nouvelle-Aquitaine et de l’Union européenne.
