Signe de Ngala

Publié par Ajout-Med International, le 21 juillet 2022   86

Le signe de Ngala est un signe non pathologique caractérisé par une difficulté à uriner malgré l’interprétation des informations par le néocortex qui permet à l’individu de percevoir l’envie d’uriner. Cette difficulté est une question d’incompatibilité de la personne et de l’environnement, et elle survient souvent lorsqu’on veut uriner dans un endroit inhabituel ou dans un endroit où il y a du monde.

Ce « signe Ngala » est non pathologique mais il peut entraîner des maladies du fait de n’est pas uriner (retenir d’uriner fréquemment et longtemps) il provoque en effet une stagnation des urines et une accumulation de bactéries dans la vessie pouvant provoquer des infections urinaires (également appelée cystite). Le développement évolutif du cerveau, va nous orienter à comprendre ce «signe de Ngala». L’un des modèles les plus connus pour comprendre la structure du cerveau est le développement évolutif du modèle cérébral. Ceci a été développé par le neuroscientifique Paul MacLean et est devenu très influent dans les années 1960.

Au fil des années, cependant, plusieurs éléments de ce modèle ont dû être révisés à la lumière d’études neuroanatomiques plus récentes. Il est toujours utile pour comprendre le fonctionnement du cerveau en termes généraux. Le modèle original de MacLean distinguait trois cerveaux différents apparus successivement au cours de l’évolution.

Le cerveau reptilien

C’est la partie la plus ancienne du cerveau. Il s’est développé il y a environ 400 millions d’années. Il se compose des principales structures présentes dans le cerveau d’un reptile : le tronc cérébral et le cervelet. Il est situé profondément dans notre tête et s’adapte au sommet de notre moelle épinière. Il contrôle nos fonctions les plus élémentaires telles que notre fréquence cardiaque, notre température corporelle, notre tension artérielle, notre respiration et notre équilibre. Cela aide également à se coordonner avec les deux autres « cerveaux » de notre tête. Le cerveau reptilien est fiable mais a tendance à être quelque peu rigide et compulsif. 

Le cerveau limbique

On l’appelle aussi le cerveau des mammifères. Le cerveau limbique gère le système limbique du corps. Il s’est développé il y a environ 250 millions d’années avec l’évolution des premiers mammifères. Il peut enregistrer des souvenirs de comportements qui ont produit des expériences agréables et désagréables, il est donc responsable de ce qu’on appelle les «émotions» chez les êtres humains. C’est la partie du cerveau où nous tombons amoureux et où nous nous lions avec les autres. C’est le cœur du système de plaisir ou du système de récompense chez l’homme. Les mammifères, y compris les humains, ont besoin de nourrir leurs petits pendant un certain temps avant qu’ils ne soient prêts à quitter le « nid » et à se débrouiller seuls. Ceci est différent de la plupart des bébés reptiles qui se contentent de casser un œuf et de s’enfuir.

Le cerveau limbique est le siège des croyances et des jugements de valeur que nous développons, souvent inconsciemment, qui exercent une si forte influence sur notre comportement.

Le système limbique contient six parties principales – le thalamus, l’hypothalamus, l’hypophyse, l’amygdale, l’hippocampe, le noyau accumbens et le VTA.


Le néocortex/cortex cérébral. On l’appelle aussi le cerveau du néomammalien

C’était le dernier « cerveau » à évoluer. Le cortex cérébral est divisé en zones qui contrôlent des fonctions spécifiques. Différentes zones traitent les informations de nos sens, nous permettant de voir, de sentir, d’entendre et de goûter. La partie antérieure du cortex, le cortex frontal ou prosencéphale, est le centre pensant du cerveau ; il alimente notre capacité à penser, à planifier, à résoudre des problèmes, à exercer une maîtrise de soi et à prendre des décisions.

Le néocortex a d’abord pris de l’importance chez les primates et a culminé dans le cerveau humain avec ses deux grands hémisphères cérébraux qui jouent un rôle si dominant. Ces hémisphères ont été responsables du développement du langage humain (il y a environ 15 000 à 70 000 ans), de la pensée abstraite, de l’imagination et de la conscience. Le néocortex est flexible et possède des capacités d’apprentissage presque infinies. Le néocortex est ce qui a permis aux cultures humaines de se développer.

La partie la plus récente du néocortex à évoluer est le cortex préfrontal qui s’est développé il y a environ 500 000 ans. On l’appelle souvent le cerveau exécutif. Cela nous fournit des mécanismes de maîtrise de soi, de planification, de conscience, de pensée rationnelle, de conscience et de langage. Il traite également de l’avenir, de la pensée stratégique et logique et de la morale. C’est le « gardien » des anciens cerveaux primitifs et nous permet d’inhiber ou de freiner les comportements imprudents. Cette nouvelle partie du cerveau est la partie qui est encore en construction pendant l’adolescence.

Comment fonctionne le cerveau quand on « fait pipi » ?

Les mécanismes qui interviennent quand on « fait pipi » font partie des plus complexes de l’organisme. Ils impliquent des circuits nerveux conscients et inconscients, qui sont gérés par le système nerveux végétatif (système sympathique et parasympathique)1.

Si on se retient…

La continence est en partie assurée par un système inconscient : le système sympathique. Celui-ci permet au muscle de la vessie (le détrusor) de se relâcher et au premier sphincter (le sphincter lisse) de se contracter pour retenir l’urine.

Un second sphincter vient « verrouiller » ce système. Celui-ci est contrôlé volontairement à partir de deux zones du cerveau :

Le système limbique, siège des émotions ;

Le néocortex : où se jouent la perception du besoin, le contrôle du périnée, l’inhibition ou déclenchement volontaire de la miction ainsi que la mise en œuvre d’un comportement adapté pour uriner.

Chez les jeunes enfants, l’énurésie (« faire pipi au lit ») peut être générée par un retard physiologique des réflexes neuromusculaires contrôlant la vessie. On parle d’immaturité vésicale.

Cerveau intégré

 Ces trois parties du cerveau, le reptilien, le limbique et le néocortex, ne fonctionnent pas indépendamment les unes des autres. Ils ont établi de nombreuses interconnexions à travers lesquelles ils s’influencent mutuellement. Les voies neuronales, du système limbique au cortex , sont particulièrement bien développées.

Les émotions sont très puissantes et nous conduisent à un niveau subconscient. Les émotions sont quelque chose qui nous arrive bien plus que quelque chose que nous décidons de faire advenir. Une grande partie de l’explication de ce manque de contrôle sur nos émotions réside dans la façon dont le cerveau humain est interconnecté.

Nos cerveaux ont évolué de telle manière qu’ils ont beaucoup plus de connexions allant des systèmes émotionnels à notre cortex (le lieu du contrôle conscient) que l’inverse. En d’autres termes, le bruit de tout le trafic lourd sur l’autoroute principale rapide allant du système limbique au cortex peut étouffer les sons plus silencieux sur le petit chemin de terre qui va dans l’autre sens.

Les changements cérébraux provoqués par la dépendance comprennent le flétrissement de la matière grise (cellules nerveuses) dans le cortex préfrontal dans un processus appelé « hypofrontalité ». Cela réduit les signaux inhibiteurs vers le cerveau limbique, ce qui rend presque impossible d’éviter de faire le comportement qui est maintenant devenu à la fois impulsif et compulsif.

Apprendre à renforcer le cortex préfrontal, et avec lui notre maîtrise de soi, est une compétence clé de la vie et la base du succès dans la vie. Un esprit non formé ou un cerveau déséquilibré par la dépendance peut réaliser très peu.