Imaginer en 3D : les coulisses de l'expo "Corps augmentés"

Publié par Marianne Peyri, le 7 juin 2019   18

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S’essayer à l’art numérique en transformant, grâce à un logiciel 3D, des photos de nos corps : tel était le défi lancé par l’artiste Philippe Faure à notre classe de 4e du collège Victor Louis de Talence. 

Tout a commencé par la venue en mars 2019, dans notre classe d’arts plastiques, de l’artiste Philippe Faure. Un pro du numérique et de la 3D, ce qui nous a surpris, celui-ci étant né à la fin des années 60. Pour créer, il utilise en effet uniquement des ordinateurs, des imprimantes 3D, des scans mobiles… Pour réaliser ses œuvres, il nous a confié qu’il s’inspirait de son quotidien, son fils par exemple, de ses souvenirs d’enfance aussi -avec tout un travail fait sur la mémoire- … Il intervient aussi dans des collèges et lycées pour enseigner l’art numérique. Avec notre classe, nous allions travailler sur la thématique du « corps augmenté ».  

Ainsi, lors d’une deuxième rencontre, Philippe Faure nous a pris en photos dans la classe et dans la cour du collège. On pouvait choisir la position que l’on voulait. Les uns ont levé les bras pour gonfler leurs muscles, d’autres ont montré un point dans le ciel…Certains avaient déjà une idée de ce à quoi allait ressembler leurs « corps augmentés », mais beaucoup d’entre nous, à ce stade, n’avions pas encore une idée précise…  

Sculpt GL : le couteau suisse de la 3D

Ensuite, pendant quatre séances, avec l’aide de Philippe Faure, nous sommes passés à la phase « création ». Nous avons tout d’abord découvert -personne d’entre nous ne le connaissait- le logiciel Sculpt GL. Il permet à partir d’une image d’ajouter des éléments 3D pour créer un être hybride, un homme augmenté. On choisit tout d’abord une forme (cube, sphère, rectangle...) que l’on peut déformer comme on veut en utilisant des fonctions comme « tirer, plier, colorer, gonfler, tordre, limer, aplatir, pincer, transparence… ». Il y a plein de fonctions. Le mieux, c’est « tirer » et l’effet transparence. On pouvait même aller sur Google prendre une image et l’ajouter à notre forme…Pour certains, nous avons trouvé l’interface facile, mais pas tout le monde. 

Au « feeling »

Au niveau créatif, nous avons surtout fait au « feeling » sans trop savoir vers où on allait, à part Alexandre, qui lui, dès le départ, voulait faire un « homme-arbre ».

Nous avons donc fait plusieurs essais, parfois en changeant tout, avant d’arriver à réaliser ces images. Au final, certains d’entre nous préfèrent tout de même la peinture ou le dessin, car nous utilisons nos mains, c’est plus manuel, et on peut faire des formes plus précises qu’avec un ordinateur, plus personnelles. En revanche, d’autres ont bien accroché. Pour eux, que ce soit avec un crayon ou une souris, qu’importe : pour créer, il faut juste avoir de l’imagination.     

Article réalisé par Victor Lontone, Saïd Athouman, Ilyan, Corleone Vagniot, Tanguy Karom, Valentin Raynaud, Alexandre Ardzem et leur professeure d’arts plastiques Françoise Robène, dans le cadre de Sciences en collège. 

Ce dispositif vise, avec l’aide de la journaliste Marianne Peyri, à accompagner les collégiens dans l'écriture d’articles et la réalisation de photos rendant compte de projets artistiques, culturels ou scientifiques initiés au sein des collèges girondins.