La Réole au Moyen Âge : des faubourgs commerçants (4)

Publié par Marianne Peyri, le 8 juin 2021   280

Les faubourgs se situaient en dehors des deux premières enceintes de La Réole. Les faubourgs sont des quartiers à l'extérieur des murailles. Ils abritaient de nombreux métiers comme les tanneurs qui tannaient la peau d'animaux pour en faire du cuir, les argentiers qui fabriquaient de l'argenterie (vaisselle, ...), les chapeliers qui fabriquaient les chapeaux et les bouchers qui s'occupaient de la viande. 

C'est le prieur ou le Duc D'Aquitaine qui avaient imposé à ces métiers d'être hors du bourg car ils dérangeaient les habitants à cause des mauvaises odeurs qui en émanaient ou du bruit. Quand les enceintes de la ville s'agrandissaient, les faubourgs reculaient. Le Charosse (rivière à l'ouest de la ville) et le Pimpin (rivière à l'est de la ville) marquaient la fin des bourgs et le début des faubourgs.

Près du lavoir de la Marmory, dans les anciens faubourgs de La Réole, on peut voir, en dessous du mur en briques rouge, les vestiges de la deuxième enceinte, construite au XIVe siècle. Le cours d’eau Charosse passait au pied de ces habitations.



Ici, Place de La Marmory avec son lavoir et sa fontaine du XIIIe siècle où les chapeliers venaient mouiller le feutre. On pouvait aussi trouver des lavandières qui lavaient du linge.

Comme de nombreuses villes, La Réole est, elle aussi, dotée d’un quartier commerçant. Ce dernier, traversé en partie par le Charosse a permis l’installation de divers artisans : les pêcheurs, les tanneries, les marbriers, soit des métiers qui nécessitaient un apport en eau. 

On trouvait souvent des pêcheurs au bord de la Garonne. Ce sont par les voies fluviales que les marchandises arrivaient. Les commerces et les marchés se situaient aussi dans la rue Armand Caduc. Sur la place de la Libération, se trouvait l'ancien marché aux poissons. Entre deux enceintes se trouve la rue des Argentiers où des commerces produisaient sans doute des objets en argent. Il y avait également des marbriers, des artisans qui travaillaient principalement la pierre… 


Dans la ville de La Réole, une rue nommée Armand Caduc possédait de nombreuses boutiques commerçantes et alimentaires. Cette rue est en montée et traverse La Réole. La rue est pavée et on peut y trouver des maisons à colombage. En bas de la rue, on trouve la place de la Libération où des poissonniers venaient vendre leurs marchandises. En haut de la rue, on y retrouve le monastère ainsi que l'église de la ville.

Des maisons à colombage 

Autrefois, les maisons étaient faites de bois et de torchis, il y avait également des poutres qui dépassaient du mur. On pouvait trouver des forgerons, des chapeliers, des bouchers qui fabriquaient, préparaient et vendaient leurs marchandises devant leurs habitations, de grandes maisons à colombage ou à pans de bois. En circulant dans la ville, on peut voir  ces bâtisses près de l’ancien hôtel de ville, dans la rue Armand Caduc, principale artère commerçante ou au détour de ruelles débouchant sur la Place de la libération.

Les commerçants vendaient et habitaient dans des maisons à pans de bois ou à colombage. Ces maisons étaient faites de bois et de torchis. La forme des pans de bois était souvent en croix de Saint-André. On y trouvait des encorbellements, un ensemble de poutres (corbeau) qui dépassent des murs. Nous pouvons voir aussi au 49 rue Armand Caduc, une maison à colombage datant du XVIème siècle près de l’ancien hôtel de ville ou en bas de la rue (photo).

L’ancien marché aux poissons se situait sur l’actuelle place de la Libération. Là, on peut encore entendre couler, le Pimpin, en sous-sol.

Co-auteurs : ClaraCorentinGabriel, Lilian, Lola, Louis, Maëna, Manon, Margot, Mekki, Neil, NoémieSamah, Yanis, élèves de 5e A et D au collège Paul Esquinance de La Réole. Avec l’aide de leur professeur d’histoire-géographie Vincent Fauvel.  

 La réalisation de cet article s’inscrit dans le dispositif « Sciences en collège », mené par Cap Sciences en partenariat avec le Conseil départemental de Gironde. Il vise avec l’aide de la journaliste Marianne Peyri, à accompagner les collégiens dans l'écriture d’articles et la réalisation de photos ou vidéos rendant compte de projets artistiques, culturels ou scientifiques initiés par les collèges de Gironde.