Nos corps augmentés

Publié par Marianne Peyri, le 7 juin 2019   34

Xl une expo

Homme-arbre, homme-rhinocéros, corps augmentés d’une armure aérienne ou d’auréoles d’anges, cyborg, ninja aux pattes d’insectes… Les élèves de 4e du collège Victor Louis de Talence ont phosphoré d’imagination pour donner naissance à des œuvres numériques, explorant la notion de « Corps augmentés ».  

J’ai fait une personne qui a une ombre fantomatique autour d’elle. C’est en utilisant la fonction « transparence » du logiciel que j’ai eu cette idée. J’ai en effet entouré les bras, puis j’ai changé la couleur en noir de cette forme. Cela a beaucoup assombri l’œuvre, alors j’ai ajouté de la transparence pour créer un effet fantomatique. J’aime bien cet effet mystérieux de mon personnage qui semble ainsi protégé par cette armure aérienne. Cela correspond bien à mon idée de corps augmenté par l’ajout d’une armure qui « renforce », comme une seconde couche. 

Saïd Athouman Ilyan

Dans cette image, j’ai superposé des formes que j’ai revisitées avec un cactus argenté et un rhinocéros que j’ai inséré sur la photo de mon torse, toujours de couleur argentée. J’ai voulu créer un effet « féroce » par la présence de cet animal qui fait peur, un effet « savane » avec un côté moderne, même si j’aurai voulu montrer un visage encore plus moderne. 

Cet art, avec l’utilisation d’un logiciel, me touche car il est libre et laisse place à l’imagination. Tout le monde peut le pratiquer. Les « corps augmentés », pour moi, ce sont les personnages du jeu vidéo Mario qui augmentent ou rapetissent, Spiderman avec son déguisement, ceux des films tels que « Transformers » ou « Edward aux mains d’argent ».   

Victor Lontone

Pour faire ce travail, je me suis inspiré de ma passion, les arbres, en imaginant cet homme-arbre. En se basant sur des photos d’arbres, j’ai réalisé un arbre qui pousse à travers mon corps pour représenter la communication de l’homme avec son environnement et les animaux. J’ai associé les éléments inventés avec la photographie de mon corps en les déformant ou en les modifiant. Ce logiciel est complet, il a beaucoup de fonctionnalités. On peut modifier son corps en faisant des mouvements ou en mettant des objets devant son corps. Les inconvénients sont que certaines formes ne correspondent pas toujours à la forme voulue. Je n’ai pas pu faire par exemple un arbre avec des branches pleureuses car elles n’arrêtaient pas de se déformer, ni non plus capter tout en même temps au lieu de copier-coller un par un. Pour l’améliorer, j’aurai éventuellement rajouté de la nature au pied de l’arbre, des nuages, du soleil et des animaux. L’idée de corps augmenté, pour moi, renvoie à décorer son corps en ajoutant des objets en 3D ou à un corps qui s’échauffe ou en pleine forme. 

Alexandre Ardzem

Notre œuvre est le récit de deux aventurières qui sauvent le monde. Elles ont fait une guerre. Nelcya se blesse, alors Louane se transforme en ange et soigne Nelcya. Au début, pour concevoir nos corps augmentés, nous avons improvisé et chacune a fait part de son travail à l’autre. En observant le travail de l’autre, nous avons trouvé des points communs, comme les auréoles qui faisaient penser aux anges et nous avons inventé cette histoire. Nous sommes parties d’une sphère que nous avons sculptée, modifiée, colorée, sans but particulier, en laissant faire notre imagination. Le concept de corps augmenté, pour nous, c’est comme de l’hybridation, l’ajout d’une prothèse, d’un escargot, de malformation… Cela nous évoque « Le bossu », « bowser » dans le jeu Mario Karts, les personnages du film « Avatar » …

Louane Tenaille et Nelcya Kouate

Mon image représente deux personnages dont les bustes sont entourés par un anneau. Mon visage est caché par une forme jaune qui ressemble aux cheveux de Dragon Ball Z. J’aime bien ce manga. Pour moi, un corps augmenté, c’est surtout un cops qui grossit, de la prise de masse. Quant à l’outil numérique, il permet de faire des effets très particuliers. Parfois aussi, on fait trop de choses sur l’image, mais on peut facilement retourner en arrière. 


Corleone Vagniot 

J’ai joué dans mon œuvre sur l’effet de deux fois deux bras en les augmentant avec des cylindres, très colorés, reflétant d’autres images. Pour faire cet effet, j’ai utilisé la fonction de transparence en incrustant des images à l’intérieur. J’ai voulu ainsi rendre mon œuvre joyeuse et très éclairée. 

Tanguy Karom 

A partir de ma photo, j’ai fait un premier cyborg, personnage mi-homme mi-robot, qui me plaisait beaucoup mais qui n’a pas été enregistré. J’ai donc retravaillé sur un autre cyborg, qui est inspiré d’un film que j’avais vu lorsque j’étais petit et qui m’avait vraiment fait peur, « Terminator » ainsi que d’autres films que j’ai vus, il n’y a pas longtemps, comme « Avengers » ou d’autres produits par Marvel. 

Valentin Raynaud

J’ai voulu représenter un personnage virtuel avec un masque sur la tête et j’ai dessiné des ailes. Je me suis inspiré du film « Deapool », notamment du rouge, qui évoque la peur, après avoir fait plusieurs essais de couleur. 

Mathias Prevot

J’ai essayé de faire un ninja musclé en haut et un bas d’insecte. Les avantages d’utiliser ce logiciel 3D sont qu’on peut rajouter ou enlever des éléments sans laisser de traces et que l’on peut mettre une photo en fond. En revanche, si on veut aller trop vite, cela fait n’importe quoi. Je suis assez satisfait de ma création, même si j’aurai voulu y ajouter une arme et un ballon de rugby. 

Antonin Lescaut 


Cet article a été réalisé par les élèves de 4e du collège Victor Louis de Talence dans le cadre de "Sciences en collège", mené par Cap Sciences et soutenu par le Conseil départemental de Gironde. Ce dispositif vise, avec l’aide de la journaliste Marianne Peyri, à accompagner les collégiens dans l'écriture d’articles et la réalisation de photos rendant compte de projets artistiques, culturels ou scientifiques initiés au sein des collèges girondins.